fbpx

Comment mieux vivre la fin d’une relation d’aide ?

Les conseils entre Freds
Comment mieux vivre la fin d’une relation d’aide ?

Chez Bonjour Fred, on s’est aperçu que la vie d’aidant·e est jalonnée d’émotions diverses, complexes et contradictoires. Alors on a voulu trouver des clés pour vous aider à mieux appréhender ces moments de vie.

« Je me suis occupée de ma mère, trois mois avant son décès, si intensément que je ne pourrai jamais oublier ces moments ». « Ma maman est partie en 2017 et il m’a fallu beaucoup de temps pour accepter et combler le manque. Surtout le soir car j’avais l’habitude de l’appeler tous les jours pour prendre des nouvelles. » 

Comme l’expriment ces Freds de la communauté, accompagner un parent ou un·e conjointe jusqu’au bout est une expérience bouleversante. En plus du deuil et de la douleur, la perte du proche marque une transformation brutale dans un quotidien bien réglé, parfois installé depuis plusieurs années. Alors comment faire le deuil de cette relation d’aide ? Comment gérer la sensation de vide ? Et comment trouver des outils pour recommencer à vivre ?

 

Pour écouter ce podcast* en version audio, vous pouvez cliquer juste ici ou vous rendre sur la plateforme Spotify juste là

* Podcast : émission audio exclusivement disponible sur Internet.

 

Pour trouver des réponses à ces questions, on a demandé à une Fred, Isabelle, de nous raconter son histoire. Vous l’avez déjà rencontrée dans l’épisode de notre podcast sur la culpabilité. Aujourd’hui, elle nous raconte la période très particulière qui a suivi le décès de son père, la tristesse s’est mêlée à un sentiment de vide. 

Dans cet épisode, on a aussi tendu notre micro à Judith Mollard, psychologue clinicienne et membre de l’association France Alzheimer. Ensemble, on a parlé des différentes réactions que l’on peut avoir quand la relation d’aide s’arrête. Il y a ceux qui s’activent avec frénésie, ceux qui sont frappés par l’abattement, ceux qui vivent ces deux réactions en montagne russe dans une même journée. Chacun réagit différemment aux changements, et c’est bien normal. 

Pour surmonter cette période, Judith remarque un souhait chez certain·es aidant·es : continuer à aider pour conserver le sentiment d’utilité qu’on a pu ressentir pendant la relation d’aide. Certain·es choisissent par exemple de s’impliquer dans des associations pour aider des inconnu·es, que ce soit des personnes malades ou des aidant·es. D’autres continuent à aider leur entourage, en donnant un coup de main à des proches en difficulté par exemple. 
Et pour d’autres, un retour à soi s’avère nécessaire, après des années à s’occuper des autres. L’essentiel ? Prendre son temps pour s’adapter à sa nouvelle routine et renouer avec ses ami·es, sa famille, ou ses voisin·es.

 

Pour aller plus loin

Si ce sujet vous intéresse, on vous propose ces ressources pour approfondir votre réflexion : 

  • Ce podcast canadien  recueille des témoignages d’aidant·es sur la
    « post-aidance ». 
  • L’association Avec Nos Proches  propose des formations pour devenir « bénévole écoutant·e » et assister des aidant·es par téléphone.
  • L’association France Alzheimer  propose d’accompagner des personnes atteintes d’Alzheimer (ou de maladies apparentées) et leurs proches.

 

Si vous connaissez quelqu’un qui serait intéressé par ce sujet, vous pouvez lui partager l’article pour qu’il y jette un petit coup d’œil.