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L’ultime tabou

La mort. En voilà un sujet complexe ! S'il est inévitable, il reste pourtant tabou et faute de mots, on peine souvent à en parler.

Alors aujourd’hui, on avait envie de l’aborder différemment grâce au « Death positive movement » (qu’on pourrait traduire par « Approche positive de la mort »).


L’approche positive de la mort, kesako ?


Caitlin Doughty s’intéresse à la fin de vie dès sa jeunesse. Après avoir étudié les sciences mortuaires (oui, oui, ça existe), elle crée la chaîne YouTube baptisée « Ask A Mortician » (« Demandez à un morticien »). Elle y répond aux questions des internautes : les sujets sont parfois farfelu (comme sa vidéo « Que deviennent les implants mammaires en cas de crémation ? »), et ses réponses sont toujours drôles et bien documentées. Son objectif ? Encourager les discussions autour de la mort au lieu d’alimenter l’angoisse qu’elle génère dans notre culture. Désormais, elle réunit près d’un million d’abonné·e·s, et a sorti trois ouvrages sur le sujet.


Libérer la parole…


D’ailleurs, Caitlin Doughty n’est pas la seule à penser que la mort devrait être un sujet comme un autre, puisque des universitaires, artistes, écrivain·e·s ou designers ont rejoint son club « The Order of Good Death », soit l’Ordre pour une Mort Positive.

Ils affirment que « faire de la mort un tabou fait plus de mal que de bien à la société » et qu’en parler n’est pas morbide mais révèle au contraire une « curiosité naturelle sur notre condition humaine ». L’idée : démystifier la mort et accepter qu’elle fasse partie de la vie pour mieux vivre. 


…en écoutant des podcasts mortels  


Et en France, où en est-on ? Notre Caitlin Doughty pourrait être Taous Merakchi. Elle ne travaille pas dans les pompes funèbres, mais cherche aussi à nous réconcilier avec la mort. Cette journaliste aborde le sujet en croisant les points de vue
dans le podcast Mortel. « Je suis convaincue qu’on vit mieux quand on a moins peur, de manière générale, mais encore plus de la mort. Après tout, la seule et unique certitude qu’on puisse avoir dans la vie, c’est qu’on va tous mourir un jour. » Elle décortique le sujet avec des médecins, raconte le deuil de son père, son rapport à la fin de vie.

On vous recommande également Happy End, qui vise à « arrêter de chasser la mort de nos vies comme si elle n’existait pas », à travers des entretiens avec des professionnels de différents horizons. L’épisode avec Xavier, infirmier en soins palliatifs et illustrateur, est particulièrement touchant : il y raconte ses rencontres et comment il milite pour donner le plus de vie possible à celles et ceux qu’on ne peut plus soigner.

Et vous, comment vous envisagez ces questions ? Vous préférez en parler, ou éviter soigneusement le sujet ? Ouvrons la discussion sur notre groupe Facebook !