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Les Freds aussi ont besoin de vacances

Les Freds aussi ont besoin de vacances

La cocotte siffle ? N'attendez pas qu'elle explose.

Pour Hervé, s’occuper de sa maman n’est pas de tout repos. “Chaque été, mon frère prend le relais pendant quelques semaines, pour que je puisse souffler un peu”. C’est une réalité : quand on donne un coup de main à un proche au quotidien, il est normal d’avoir envie de changer d’air.

 Quelles solutions pour souffler tout seul…

 Pour ceux qui ne peuvent pas demander de l’aide à leur famille, comme chez Hervé où la fratrie se relaye, il est possible de bénéficier d’un coup de pouce en trouvant des solutions de courte durée : c’est ce qu’on appelle l’hébergement temporaire

C’est le choix de l’accueil familial, où le proche est reçu chez des familles agréées, choisies par le département.

Les établissements d’hébergement, comme l’EPHAD ou la résidence-autonomie, peuvent également accueillir votre proche dans les meilleures conditions pour une durée d’une nuit à quelques semaines. 

Et pour alléger temporairement son emploi du temps, pourquoi ne pas envisager des portages de repas réguliers, à associer si nécessaire avec l’intervention de professionnels à domicile et/ou d’une aide ménagère ?

 


…Et pour souffler à deux

 Envie de partir ensemble ? Si le proche que vous accompagnez a des besoins particuliers, direction les villages Vacances Répit Familles.  Il en existe quatre en France, et tous offrent un mobilier adapté et la présence d’un médecin au cas où. En cas d’Alzheimer, il existe aussi les “Vacances Répit Alzheimer”.

Au passage, renseignez-vous sur les possibilités de prise en charge d’une partie des frais par votre caisse de retraite complémentaire ! Le droit au repos est désormais reconnu comme une nécessité.

D’ailleurs, il ne faut pas attendre que la cocotte siffle. C’est ce qui est arrivé à Elisa : « J’étais débordée, et ça a affecté durablement mes relations familiales. J’aurais pu éviter ça ».

 Attention aux mots qui fâchent


Bertrand, notre psychologue spécialisé, prend quand même des pincettes pour parler de ce repos. « On parle du « répit » de l’aidant  et le mot en dit long. Ce terme induit que l’aidé est forcément un fardeau… Pourtant, dans les faits, souffler un coup se fait dans certains cas avec son proche, par exemple en se mettant au vert le temps de quelques jours », rappelle Bertrand.

« D’ailleurs, je n’aime pas entendre parler de burn out des aidants, ça mélange les genres entre professionnels et proches… Mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut s’écouter ».

On n’attend donc pas d’être sous l’eau pour se renseigner sur les solutions qui existent et relâcher la pression.


Si vous pensez que ces informations peuvent donner un coup de pouce à un proche, transférez leur cet article
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En pratique

– Pour consulter le site de Vacances Répit, c’est par ici
– Pour en savoir plus sur le droit au répit des aidants, c’est par là
– Pour connaitre les conditions d’accès aux différentes solutions, rendez-vous sur cet article